Chronicle of a usual disaster – Chronique d’une catastrophe habituelle

par marronne

After « riots », local institutions decided to fight against « expensive prices ». The highest institution of the island published a 60 « solidary products » list, so a decrease on some « basic » products up to 40% which should be applied from the 12th March 2012. They are proud _of course!_ of this action and are hoping to calm down people.

This situation is a tragi-comedy. Honestly, I’m laughing and crying.

I can only do two statements :

– We already knew it but we had a confirmation : Reunionnese people are squeezed like lemons. They had a decrease on oil prices and on some basic products after a « social movement »; industries could have kept their benefits if nobody had say anything.

– They avoid to talk about the main problem, as usual : employment. Noone is really fighting for it. People want to work and not only consume as some could think. Matter of dignity.

They just announced few measures about employment of young people (less than 26 years old, others aren’t and we don’t know how they survive and they just don’t care). They propose apprenticeships and other temporary contracts in limited quantity. And for those who studied, those who are qualified ? What are their chances ?

It’s also quite harsch to hear some abject speeches about the way of consuming of Reunionnese people. For sure, they is a problem about education but it’s too easy. Just like the reputation of being assisted. Who is responsible for ?

However, I’m happy to hear for the first time some people talking about the monopoly about importation and supermarkets. It will take some time but at least, the problem is on the table.

Suite aux « émeutes », les institutions locales ont décidés de réagir face à « la vie chère ». La préfecture de la Réunion a émis une liste de 60 « produits solidaires » soit une baisse sur certains produits « de nécessité » allant jusqu’à 40% qui devrait être appliquée le 12 mars prochain. Le préfet « se félicite » évidemment de cette mesure et espère ainsi apaiser les tensions.

Cette situation est franchement risible. Enfin, honnêtement, c’est plutôt un rire jaune.

Finalement, on arrive à deux constats :

– On le savait déjà mais on a une confirmation : on prend vraiment les Réunionnais pour des vaches à lait et surtout pour des cons.  On a obtenu une baisse des prix sur les carburants et sur certains produits suite à un « mouvement social » ; les industriels auraient pu continuer à se faire des marges si rien ne s’était passé.

– On occulte le vrai problème, comme toujours : l’emploi. Personne ne se bat vraiment pour ça. Les gens veulent travailler et pas seulement consommer comme certains pourraient le croire. Question de dignité.

On vient d’annoncer des mesures pour l’emploi des jeunes (moins de 26 ans, les autres ne le sont plus et on ne sait pas vraiment comment ils s’en sortent et en gros, on s’en fout). On propose des contrats de qualifications et autres contrats temporaires en quantité limitée. Et ceux qui sont partis étudier, qui ont des qualifications ? Que leur propose-t-on ?

J’ai également trouvé assez lamentable d’entendre certains discours condescendants sur la manière de consommer des Réunionnais. Bien sûr qu’il y a un problème d’éducation mais je trouve la critique trop facile. Tout comme cette réputation d’assistés qui nous collent à la peau. Qui est responsable ?

En revanche, je salue la mention du monopole concernant l’importation des produits et la grande distribution. Ca prendra du temps mais on va enfin au moins évoquer le problème.

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