« No talents here. » – « Il n’y a pas de talents ici. »

par marronne

Let’s come back to an major component of a society : cultur.

Cultur is forgotten by local medias. And it’s a shame as it’s really rich.

When you try to propose concepts to medias, answers are fatalists : »Who is interested in ? You know, it’s great to try to do things but once you’ve left, nothing will happen. » This person was right about the noisy silence after I’ve left, which I truly deplore.

However, about the interest, I really disagree. Everybody is interested in, it’s the goal of a media : to vulgarise and to make the information understable to all. Certainly, I had good tutors who confirmed my ethic and who gave me a noble vision of the job. True, reality is different but I’m keeping my values.

Ironically, many artists are ready to communicate and an audience is waiting this kind of content. The only weak link is the media because the two others won’t easily meet.

Over artists promotion, I think it’s about public service (even done by a commercial media). Us, lost young people, we also need it. Some proud and having two feet stable in the ground. And despite of all spiteful gossip, Reunionnese cultur is not only about slavery.

But about revolt, mine started from an « anecdote » which let me speechless at this momentum but then endless. I was treating the question of the inconstance of writing contests in Reunion island and I went to the highest institutions of the island. From a very comfortable seat, the director told me, right in the eye : « There’s no talents here. » This happened few years ago and I hope things have changed.

Revenons sur un élément important de toute société : la culture.

La culture brille par son absence dans les médias réunionnais. Et c’est bien dommage car elle est très riche.

Lorsqu’on essaie de lancer des initiatives au niveau des médias, les réponses sont assez fatalistes : « Mais qui ça intéresse ? Tu sais, c’est bien d’essayer de faire quelque chose mais dès que tu seras partie, il ne se passera plus rien. » Cette personne n’avait pas tort sur l’incroyable immobilisme après mon départ, que je déplore vraiment.

Cependant, sur l’intérêt, je suis franchement contre. Ca intéresse tout le monde, c’est le but d’un média : de vulgariser et d’apporter à tous l’accès à l’information. Certes, j’ai eu de bons formateurs qui ont confirmé mon éthique et m’ont donné une vision noble du métier. La réalité est, c’est vrai, tout autre mais je tiens à mes valeurs.

Ironie du sort : il existe beaucoup d’artistes prêts à communiquer et un public en attente de ce genre de contenus. Seul maillon défaillant : le média car ces deux autres ne se rencontreront pas comme ça.

Au delà de la promotion des artistes, j’estime que c’est une question de service public (même si cette exposition devait se faire via des médias privés). Nous, les jeunes à la dérive, c’est de ça que nous avons aussi besoin. Une fierté et deux pieds bien ancrés dans le sol. Et malgré ce que dirons les mauvaises langues,la culture réunionnaise n’est pas auto-centrée sur l’esclavage.

Mais question révolte, la mienne est partie d’une « anecdote » qui m’a laissée bouche bée sur le moment mais m’a rendue ensuite intarissable sur le sujet. J’abordais la question des concours littéraires à la Réunion, à savoir leur inconstance. Je me suis rendue aux plus hautes instances de l’île et de son siège fort confortable, la directrice m’a dit à ce sujet, droit dans les yeux : »Mais il n’y a pas de talents ici. » Cet épisode a eu lieu il y a quelques années et j’espère que les choses ont changé depuis.

Publicités