Mobility – Le concept de mobilité.

par marronne

Mobility, regional preference : AH AH AH !

What jokes ! Years are going on and the speech is the same. We encourage the youth to study in the main land and abroad with a thin promise of return one day. But it’s wrong !

When I was in Paris few years ago, I went to the Overseas department on the Paris City Council for a job. The director welcomed me on a high roof office. As usual, there was no job for me but knowing this department had big budgets and comparing its actions toward the overseas community was choking. You had to know, there is an office supposed to welcome overseas people in Paris but this place is a big mystery. No ads about it anywhere and from my memory of exiled Reunionnese, I’ve never seen any help from the administration, even when I was living in intramuros Paris. I suppose it’s better not to be asked anything, they could break an arm in working too much.

Being a Reunionnese student is pretty hard. People underestimate this status. When I was a student, I had a friend in Montpellier (South of France) and she had a friend preparing a doctorate in psychology. She welcomed her because she was homeless. They cut her allowances. I’m very impressed by this girl as she’s coming from a modest family and she always fought. She was about to stop her studies because of this problem of allowances…

But the funny ones were the Student Centre of Reunion island. I wasn’t a student anymore but I had the chance to ask them a question : what about putting in place a psychologic help for students out of the island ? The director laughed and laughed ! She couldn’t conceived it.

This policy of mobility is sucking brains and claimant strenght out of the island to keep the population gentle. But one day, everything could explode.

Mobilité, préférence régionale : AH AH AH !

Quelles blagues ! Les années passent et le discours ne change pas. On encourage les jeunes à partir se former en métropole et à l’étranger avec une vague promesse de revenir un jour au pays. Mais c’est faux !

Lors de mes errances à Paris il y a quelques années, j’avais frappé à la porte du département Outremer à la mairie de Paris pour un boulot. Son directeur m’avait reçu dans un beau bureau à haut plafond. Bon, comme d’habitude, il n’y avait rien pour moi mais savoir que ce département recevait de gros budgets et que les actions menées en faveur de la communauté ultramarine étaient une vraie peau de chagrin était vraiment révoltant. Il faut le savoir, il existe un bureau d’accueil exclusivement destiné aux ultramarins sur Paris mais ce lieu est un grand mystère. Aucune publicité ne promeut cet endroit et de mon souvenir de réunionnaise exilée, je n’ai jamais vu aucune main tendue de la part des administrations, même en vivant sur Paris intramuros. Je suppose que c’est mieux de ne pas être trop sollicité, on pourrait se casser un bras en travaillant trop.

La condition étudiante des réunionnais est quand à elle très difficile de mon point de vue. Je la trouve totalement sous-estimée. Etudiante, j’avais une amie à Montpellier et elle accueillait une autre amie qui préparait un doctorat en psychologie. Cette dernière s’était retrouvée à la rue car les aides ne suivaient plus. J’ai beaucoup d’admiration pour cette fille qui vient d’un milieu modeste et qui s’est toujours battue. Et elle risquait de ne pas finir ses études pour une question d’aides coupées…

Mais ceux qui m’ont vraiment fait grincer des dents, c’est le Crous a la Réunion. Je n’étais plus étudiante mais j’ai eu l’occasion de leur poser une question faussement innocente; quid du suivi psychologique des étudiants réunionnais hors de l’île ? La directrice m’avait littéralement ri au nez ! Sans vergogne ni respect ! Pour elle, c’était simplement une question hors propos.

Cette politique de mobilité vide l’île de ses cerveaux et de sa force revendicatrice pour avoir une population plus docile. Mais le retour de bâton pourrait être bien dangereux.

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